Fermeture du blog

21 décembre 2006

Le dossier du grand Contournement de Bordeaux est maintenant entrĂ©e dans une phase plus “souterraine” qui risque de se prolonger en fonction des Ă©chĂ©ances politiques Ă  venir. Nous cloturons, peut-ĂŞtre momentanĂ©ment, le blog qui se trouve de ce fait moins dans l’actualitĂ© en remerciant tout les intervenants qui se sont passionnĂ©s pour cette cause.
Nous maintenons par contre la pĂ©tition qui est plus nĂ©cessaire que jamais afin que tous les amateurs de grands vins et amis d’une nature merveilleusement apprivoisĂ©e Ă  travers les siècles puissent nous apporter leur soutien.

Bien sincèrement,
Gonzague Lurton
Président du Syndicat Viticole de Margaux.

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase du dossier

12 septembre 2006

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase du dossier depuis que le préfet a annoncé que les fuseau 2 et 3 étaient retirés.
Pour nous, le combat ne change pas : si nous avions deux « chances » sur quatre de voir l’appellation Margaux défigurée par cette autoroute nous n’en avons plus qu’une sur deux !

Le projet 4 bis, présenté fin août par la préfecture au ministre de l’équipement, est politiquement plus correct puisqu’il prend soin de ne pas arracher de pieds de vignes.
Il comporte cependant tant de nuisance qu’il en est effrayant pour notre patrimoine viticole.
Ce trajet ceinturerait au plus près le nord et l’ouest de l’appellation en mettant en cause le fragile Ă©quilibre hydraulique de nos sols et laissant 80 % du vignoble sous le vent c’est Ă  dire directement confrontĂ© aux pollutions tant atmosphĂ©riques que des nappes phrĂ©atiques, sans parler des nuisances sonores dans ce joyau jusqu’Ă  prĂ©sent prĂ©servĂ©.
L’ouvrage se jouera des espaces protégés par le plan Natura 2000 (adieu angéliques des marais, loutres, cistudes…), en empiétant sur les marais, véritable éponges favorisant le drainage de nos sols de graves. Ces espaces que nous ne pouvons approcher pour curer nos fossés se trouvent menacés par une simple décision préfectorale.
Que l’on nous parle de développement durable pour qualifier ce projet est bien un signe des temps.
Nos sols médocains ont été crées de toutes pièces au XVII° siècle par l’administration du roi Louis XIV qui envoya des ingénieurs hollandais drainer ce qui n’était alors qu’un marécage infesté par la malaria. On sait la beauté et la richesse que la main de l’homme a su crée en Médoc, on ne parlait pas alors de développement durable…

Gonzague Lurton,
Président du syndicat viticole de Margaux

Quelques éléments de réponse.

10 juin 2006

Je tiens Ă  remercier tous ceux qui nous ont fait part de leur soutien par leur signature et par leur participation au blog.
Un certain nombre de participations nous ont permis de mieux entrer dans ce dossier que nous avons découvert brutalement fin avril, que leurs auteurs soient remerciés de leur participation parfois très exhaustive.
Quelques messages nous interpellent : un NON, OUI, mais pour quel projet. Nous sommes restés volontairement hors de ce débat qui nous semblait plus être celui des politiques que des viticulteurs.
Cependant, la meilleure connaissance du dossier, des enjeux , les nombreux échanges par le biais de la toile, des diverses réunions comme des rencontres informelles nous engagent non pas à proposer un trajet mais à affiner notre position.

Nous pensons ainsi que le projet qui nous est présenté, qui a pour seul objectif de faire passer une augmentation hypothétique du trafic poids lourds dans l’axe nord-sud ouest-européen, ne constitue qu’une nuisance pour la région. Il n’y a derrière aucune notion de développement régional. Nous n’avons pas les éléments pour dire si il a été élaboré par des technocrates à œillères ou bien par des politiques à courte-vue mais le résultat est là : un ruban de goudron qui avec tous ses dégâts collatéraux va gravement mutiler un patrimoine viticole unique sur notre appellation Margaux mais qui menace aussi les appellations limitrophes du Haut-Médoc, de Moulis, et particulièrement le Blayais-Bourgeais sur l’autre rive du fleuve.

L’administration donne ses éléments de réflexion mais jamais la pondération qui justifie ses choix, ainsi la pléthore d’information cache en vérité une véritable opacité quant aux critères qui mèneront à la décision définitive.

Nous demandons donc qu’une véritable concertation soit enfin lancée sur l’opportunité réelle du projet puis si nécessaire sur les opportunités de développement régional qui doivent être examinées avec le même intérêt que la gestion des flux de marchandises trans-européens.

Désenclavement du nord-médoc, développement du tourisme viticole, fluvial et balnéaire, développement économique du port du Verdon ( nos vins partent dans le monde entier à partir des ports du Havre, d’Anvers ou de Rotterdam), préservations des zones de grand intérêt naturelle et viticole et des zones d’habitations, tout cela est possible, la diversité de l’espace médocain nous l’autorise. C’est aux pouvoirs publics d’organiser une véritable concertation en ce sens et non seulement avec les représentants politiques, mais aussi avec les associations et organisations professionnelles qui ont largement prouvé leur engagement et leur représentativité.

Gonzague Lurton,
Président du syndicat viticole de Margaux

Nous avons besoin de votre soutien

18 mai 2006

Le vignoble de margaux cerné, voir coupé en deux par une autoroute, voici la merveilleuse vision d’avenir que nous proposent les services de l’état français.
Nous avons besoin du soutien des professionnels et des amateurs de vins du monde entier afin de bloquer ce projet.
Merci de signer notre pétition et de la proposer autour de vous au plus grand nombre de contact possible afin que tout ceci ne reste qu’un mauvais rêve.
Nous devons nous mobiliser avant la fin du mois de juin de cette année date de fin de la consultation, mais nous serons là encore de nombreux mois ou de nombreuses années si l’état ne veut pas reculer.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions et de vos encouragements sur le blog.

Gonzague Lurton,
Président du syndicat viticole de Margaux